Ma juste place

4 signes que vous cherchez votre place 2


Cela vous arrive-t-il de regarder l’émission « On n’est pas couché » ? Elle crée souvent la polémique.  Surtout depuis qu’il y a Christine Angot. Je ne vais pas vous donner mon opinion sur elle. Je vais vous parler d’un commentaire qu’elle a fait lorsqu’elle évoquait le livre de Vikas Dorasoo un football professionnel des années 2000. « Un jour, vous avez de l’espoir, le lendemain, au contraire, vous retombez, votre moral est au plus bas . C’est comme si vous n’étiez pas à votre place ou que du moins vous cherchez votre place ». Il a consenti, de toute façon tout son langage corporel traduisait son assentiment. Je n’ai pas lu ce livre, mais ce commentaire, m’a fait faire des associations avec des expériences vécues dans le cadre de séances de coaching.

Les clientes avaient du mal à se positionner dans leur vie pro voire leur vie perso. Et, souvent, c’est au travers d’un autre objectif, plus conscient celui-ci, comme, par exemple mieux communiquer, que cette recherche de la juste place se faisait.

Voici 4 signes que j’ai pu relever et je vous donne aussi des pistes pour améliorer la situation et vous faire sentir à votre place.

  • Un sentiment de malaise permanent vous est familier, héritier de l’histoire familiale similaire aux ressentis évoqués par Christine Angot :

Dernièrement, une cliente s’exprimait ainsi « en fait, je ne suis pas la deuxième mais la quatrième de la fratrie ». Ses parents avaient eu deux jumelles décédées alors qu’elles étaient encore bébé. Cette personne a du mal dans sa vie car elle ne trouve pas sa place.

Dans son travail, elle n’ose pas ou ne sait pas comment exprimer son opinion. Elle hésite à répondre à des invitations pour des soirées professionnelles. Elle se sent toujours à l’étroit, se restreint, pense en faire de trop. Vous connaissez ce comportement ou si il ne vous concerne pas directement, vous connaissez des personnes qui se comportent ainsi.

Dans son cas,  les parents, pris par la douleur, ne lui avaient pas parlé de ses soeurs aînées. Elle a été élevée comme une deuxième sauf qu’elle est quatrième. Et, elle a toujours senti que quelque chose clochait. D’où, son mal-être pour se positionner clairement dans sa vie de femme, de couple, de travail. Et le sentiment de solitude accentue de nouveau la sensation de ne pas être à sa place. C’est un cercle vicieux.

Un autre exemple, d’un homme célèbre qui n’a jamais eu le sentiment d’être lui-même : Vincent Van Gogh. Ses parents l’avait baptisé du même prénom qu’un enfant décédé de la fratrie. Son frère était né le 30 mars 1852 et lui le 30 mars 1853. Un enfant de remplacement. Histoire d’ailleurs assez classique. Cette tristesse, cette souffrance l’ont amené à devenir le grand peintre que l’on connaît. D’accord, son succès n’a pas été immédiat et il était reconnu qu’il avait une vie mentale perturbée.

  • Manque de légitimité à vos yeux :

 

Quand on est enfant, comme dans le cas évoqué précédemment, notre place nous est donnée par les autres : les parents ex ta place est ici près de nous, les professeurs (rappelez-vous les « mets-toi devant quand on décidait de se mettre au fonds pour pouvoir rigoler un peu, beaucoup  🙂 ). Et quand que vous êtes devenue adulte, il peut rester des traces comme une marque indélébile qui vous conditionne. Vous cherchez votre place, la vôtre pas celle que l’on vous attribue. J’ai connu ceci aussi d’autant plus que j’étais autodidacte, pas de diplôme de longues études pour confirmer cette place de directrice financière. Et donc, un sentiment de syndrome de l’imposteur, un sentiment de ne pas être légitime.

Etre à sa place est étroitement liée à la légitimité. Plus on se sent à l’aise dans ses baskets, plus on se sent légitime. Les animaux n’ont pas ce genre de préoccupations. Dans la nature aussi, tout est à sa place. Tout répond à une organisation bien précise. Mais nous, les humains sont un peu plus complexes et sommes tributaires des histoires de famille, de généalogie, ou de l’Histoire. Ce serait bien si on avait moins de pensées hein ? 😉 .

 

  • Vous changez de job tous les deux ans :

 

Votre CV occupe plus d’une page. Vous cumulez les expériences, vous avez constamment la bougeotte. L’ennui vous guette au bout de 2 ans. Il faut que ça dépote. A vous la nouveauté. Cela peut résonner comme de l’instabilité d’ailleurs c’est la question soulevée à chaque recrutement mais vous savez dépasser cela. Vous êtes peut-être à la recherche de votre juste place et vous avez fait une force de ces changements perpétuels. Après tout, il n’est pas dit que trouver sa place c’est absolument rester en place 😉 . Non mais !

 

  • Envie de se surpasser :

 

Une façon de chercher votre place, c’est aller au delà de ce qui vous est demandé. Je n’ai pas parlé de reconnaissance jusqu’à présent mais vous avez compris que se positionner, c’est aussi une façon de recevoir de la reconnaissance. Si vous n’êtes pas vue comme vous voulez être vue, une tendance naturelle c’est de se mettre en avant. Et vous voilà, à répondre oui à toute sollicitation (mince j’ai dit oui mais je n’ai pas le temps de le faire, qu’est ce qui m’a pris ?) vous activez le bouton ras le bol et vous courez après le temps.

Et là, vous vous dîtes : oui mais je fais comment pour me positionner ? Voici quelques pistes :

  • Etre à l’écoute de ses ressentis. Notre corps nous envoie des messages et il est bien le seul à savoir si la place est bonne pour vous ou pas. Faîtes-lui confiance. C’est la meilleure boussole qui soit. Sachez reconnaître les sensations de malaise comme de bien-être.
  • Prenez du temps pour vous et faîtes l’exercice suivant : Complétez la phrase suivante : je suis à ma place quand ……. et ceci 20 fois (voir plus) sans réfléchir. Et ce, pour chaque domaine de vie. Faîtes confiance à votre intuition, votre feeling. Cela vous donne des clés qui vous permettront d’être plus attentive et de réagir aux situations de malaise. De plus, de savoir consciemment quand vous êtes à votre juste place, vous permet d’y apporter le focus et l’énergie nécessaire.
  • Pour diminuer la pression venant des autres, vous pouvez aussi faire les exercices suivants que vous trouverez dans mon e-book  Ils vous permettront aussi de clarifier votre positionnement.

 

Si vous estimez que le poids est encore trop lourd et que vous voulez franchir un cap la séance découverte est une première étape pour vous écouter. J’ai aussi créé un atelier « être à l’aise dans ses baskets » qui aura lieu le 29 novembre et si votre éloignement ne vous permet pas d’y assister, cela peut se faire en séance individuelle avec un outil spécifique sur Internet.


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2 commentaires sur “4 signes que vous cherchez votre place

  • Augeray

    Toujours beaucoup de richesse dans les articles de Michele
    On y découvre toujours quelque chose
    Aujourd’hui peut-être suis-je victime du syndrome de l’imposteur ?

    • Michele Auteur de l’article

      Bonjour Jean Paul
      Je te remercie de ton commentaire et de tes encouragements. Tu sais, le syndrome de l’imposteur cela se surmonte. Déjà en se disant : je suis unique, je suis moi et donc ce que je fais a de la valeur à mes yeux. L’approbation des autres nous n’en sommes pas responsables donc allons chercher notre validation à l’intérieur de nous-mêmes. J’espère que cela fasse écho. A bientôt.