Coup de mou de la semaine

3 vertus du coup de mou


Le coup de mou vous connaissez ? Vous savez ce fameux coup de mou quand vous avez prévu de faire une activité que vous aviez inscrite sur votre agenda et quand vous vous y attelez, rien ne vient, rien ne se passe. Le vide. Pas d’envie, pas d’élan. Rien de rien. Le genre de situation, tu commences un truc et 3 heures après tu n’as pas avancé d’un iota. Mais qu’est ce que tu as visité Internet!!! C’est ce qui m’est arrivé la semaine dernière : c’était la semaine d’écriture de mon article (un tous les 15 jours, celle que je vous dédie à vous) et aucune idée ne me traversait l’esprit. J’avais pourtant en tête ma cliente idéale (vous savez la ou le client à qui vous avez envie de parler, celui avec qui c’est facile de travailler, vous quoi).

Alors j’ai sorti mon petit fouet et j’y suis allée d’une petite séance d’auto-flagellation : « tout ce temps que tu perds, tu aurais pu faire autre chose, tu n’arrives à rien aujourd’hui et déjà m’imaginer à la fin de la semaine sans avoir écrit l’article». (notre esprit est décidément fertile pour nous critiquer). Alors que, si cela ne vient pas, cela ne vient pas. Non mais!

La sortie

Et puis, je me suis dit, et si avoir ces coups de mou dans nos activités n’auraient pas quelques avantages. J’ai commencé à écrire sur cette situation et voici les avantages que j’ai trouvé à avoir des coups de mou. Et si vous en avez aussi de temps en temps, voilà les bénéfices que vous pouvez trouver à cette situation dont le 3ème qui a été l’élément débloquant pour moi (vous lirez aussi les 2 autres n’est ce pas ?) :

  • L’occasion de ralentir, de se poser :

Vous prendrez bien un petit coup de mou pour contrebalancer ce trop plein d’activité et ainsi récupérer physiquement. Vous êtes certainement dans l’action du matin au soir (et même peut-être après mais cela ne nous regarde pas 🙂 ) et ce mode agir sans arrêt a besoin d’être balancé par une inactivité. Du repos, du vide pour, par la suite, bien se donner l’occasion de le remplir à nouveau ce vide. Vous savez bien que la nature a horreur du vide mais notre corps, notre cerveau ont aussi besoin de cette soupape pour pouvoir souffler. Allez, on se met en mode pause. Pour rêvasser aussi pourquoi pas ? Rappelez-vous quand vous êtiez enfant comment vous y alliez de votre rêverie. Et cette remarque  : elle est dans la lune, elle est aux abonnés absents, combien de fois vous avez pu l’entendre!  Essayez de vous remémorer tous les avantages qu’il y avait à déconnecter de ce qui vous entourait. Etre à l’écoute de soi, se raconter des histoires, laisser libre cours à l’imagination, voyager dans sa tête et dans les….étoiles :). Et qui sait si cette rêverie ne vous mènera pas sur un nouveau projet, une activité non prévue qui s’avéreront tout aussi bénéfiques que l’activité planifiée. Et donc d’être encore plus créative.

  • L’occasion de s’accorder la permission (the big permission !!) :

    de ne rien faire ou de faire autre chose que ce qui était prévu. Ce coup de mou est peut-être un indicateur que votre motivation n’était pas au top du top et donc à quoi bon s’obstiner. Je dis souvent à mes clientes que quand on est bloqué, alors il faut bouger, regarder au loin, changer d’espace. Et puis, l’agenda, si on devait tout suivre à la lettre, la vie serait bien terne et monotone n’est-ce-pas ? Retrouver de l’inspiration (et voyez que j’en ai trouvé 🙂 ), s’adapter, voter pour la flexibilité. Et la flexibilité c’est une grande qualité de l’entrepreneur. Dont acte ! Et développer le fait de se donner des permissions, ici de se donner des libertés de changer votre emploi du temps, là d’oser, renforce notre confiance en soi. Essayez et vous verrez votre bulle de confiance s’agrandir.

  • L’occasion d’une introspection

Oui une introspection comme si vous êtiez accompagnée par une coach. C’est à dire se poser des questions sur ce moment de coup de mou et vous faire confiance sur les réponses. Au fond de vous, vous avez toujours les réponses, c’est juste que vous ne laissez pas la place à la bonne petite voix, celle du coeur. Plutôt que celle qui vous fait aller sur l’autoroute de la flagellation et on en prend cher à chaque fois, ouvrez la porte à votre moi profond. Laissez la surface de côté et allez-y au burin :). C’est ce que j’ai fait d’ailleurs. J’ai pris le stylo et vas-y que je commence à écrire l’article que vous avez sous les yeux. Je me suis interviewée. J’ai commencé avec la question « qu’est ce qui me manque pour démarrer ? » . C’est cette question qui est venue et j’ai répondu par écrit. Oui l’exercice se fait à l’écrit (le pouvoir de l’écriture). J’ai laissé libre cours aux réponses et j’ai ensuite posé la question du pourquoi du coup de mou. Pourquoi, why, warum ? Et,…. j’ai eu la réponse, qui m’a fait enclencher mon action. Je n’avais pas qualifié ce blocage de coup de mou, cela m’est venu en questionnant et donc déblocage, youpi !!. J’ai retrouvé mon énergie, celle que je connais bien quand je commence un article. Je vous recommande cet exercice : il est magique, la preuve 😉 . Je me suis remise sur les rails, je serai rassurée à la fin de ma semaine (déjà là aussi :)). Alors comment ça marche? Voici quelques conditions pour que l’exercice soit efficace :

  • Se faire confiance (voir précédemment)
  • Questionner, questionner car le chemin pour atteindre cette voix du coeur est plus tortueux que prévu
  • Relire ses réponses et questionner encore le pourquoi de la situation
  • Observer les émotions qui ne manqueraient pas de surgir.
  • Vous pouvez même vous imaginer une personne qui vous aime ou un mentor ou votre amie imaginaire (celle de quand vous aviez 4 ans à qui vous confiez tous vos secrets) qui vous pose les questions. Déjà là, vous vous redressez, vous ressentez cette énergie qui vous avait fait défaut.

Cette introspection qui est un déclencheur pour agir à nouveau, vous pouvez l’appliquer pour tout, pas seulement pour le coup de mou.

Vous voyez, les coups de mou, cela a du bon. On pourrait presque dire que c’est un passage obligé dans nos activités d’entrepreneures. Et la prochaine fois que vous traversez un coup de mou, vous savez qu’il arrive peut-être à point nommé pour vous, que vous saurez en tirer profit d’une manière ou d’une autre. Et vous, comment faîtes-vous face aux coups de mou ?

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